Autour du parfum

Depuis l’Antiquité, le parfum tient une grande importance dans la nature et la vie quotidienne des hommes. Le terme « parfum » vient d’ailleurs de « per fume », qui signifie « par la fumée », en référence aux essences fumantes et à l’odeur puissante qui se dégage lors des rituels et cultes divins antiques. 

Au Moyen-Âge, on constate pourtant un certain recul de la parfumerie, mais dès la Renaissance, elle revient au devant de la scène, notamment avec les nobles qui se parfument pour couvrir leurs odeurs corporelles, ou encore grâce aux explorateurs européens, de retours avec des matières premières inédites, dont les senteurs sont à exploiter, telles que le cacao, la vanille ou encore le tabac.

À l’époque, le parfum est réalisé sur-mesure, essentiellement grâce à des matières naturelles soigneusement sélectionnées, pour une part de la population privilégiée. Le flacon est un objet d’art de personnel et très précieux, personnalisé également, que le bourgeois de l’époque se plaisait à faire remplir quand nécessaire chez son parfumeur préféré.

Par la suite, les rois précieux de Versailles s’emparent du thème passionnant de la parfumerie, et le tourne en un véritable art de vivre, à l’image du luxe et de la France. Dès lors, Grasse, devient la capitale du parfum, avec ses champs florissants et ses matières premières d’une qualité d’exception.

Enfin, c'est également à cette époque que des parfumeurs commencent à s'installer à Paris et que la noblesse française apprécie particulièrement les petits accessoires combinés aux parfums et teintures, tels de gants parfumés. Et dès 1956, la corporation des gantiers parfumeurs français se crée. 

C’est au XIXème siècle que l’on constate les débuts de ce l’on peut considérer comme la « parfumerie moderne » ; les parfumeurs proposent à la vente des séries de flacons, des créations de gammes et de senteurs reconnaissables… Il ne s’agit plus uniquement des gants, coffrets, accessoires parfumés ; c’est désormais une véritable proposition authentique et qui se vaut de la part des parfumeurs ; un jus unique, son flacon associé et un nom évocateur. 

On parle de la Belle Époque de la parfumerie entre les années 1900 à 1950. On voit apparaitre ce que l’on considère aujourd’hui comme des classiques, des véritables moments de la parfumerie, comme l’authentique Shalimar de Guerlain. 

Les couturiers s’intéressent aussi au parfum comme une réelle composante de la mode. On peut citer le fameux Chanel N°5, Miss Dior ou encore L’Air du Temps de Nina Ricci… Bientôt, tous veulent et proposent leur propre fragrance, un élément à ne pas négliger qui complète une tenue. 

Des années 2000 à nos jours, on constate une réelle démocratisation du parfum, les marques de prêt-à-porter se l’approprient… Le parfum devient comme un outil de séduction indispensable, et se décline en nombreuses formes et produits, pour le plaisir olfactif de tous.